Les photos

de l'histoire

Vendredi, jour 1

« Personne ne serait blessé care personne n’en saurait jamais rien »

Jessie Burton

 

Montréal.

Place Youville.

Dans la mansarde brûlante d’une maison en pierre.

La petite fenêtre – hublot, laisse passer une faible lumière de l’aube. Un été comme nul autre, la chaleur est étouffante, elle transforme nos toits en fours à convection.

Je ne peux pas dormir, j’ai chaud. J’ai chaud à la limite du supportable. Le climat change. À peine quelques années si on arrive à 26° C en été, ont pourraient se considérer chanceux.

Dans ma petite mansarde chouette, ce jour-là, j’ai descendu de mon lit très tôt, chaleur ou prémonition?

Sur le bord de la fenêtre ouverte, le pigeon gris au teinte mauve-verte, arrive comme chaque jour pour me souhaiter « Bon matin! »

Je bois mon café au lait, je fumé ma première cigarette de la journée et j’ouvre ma liseuse. J’aime les livres en papier, mes murs sont tapissés, pourtant la liseuse me donne l’impression de gagner un peu d’espace.

Je viens de commencer : Miniaturiste de Jessie Burton

L’année passée par pur hasard j’ai découvre « Les secrets de ma mère » de même auteur.

Je suis tombé amoureuse de son écriture, de son style, de ses mots, de ses histoires. Après les secrets ça été le tour de « Les filles au lion » et voilà maintenant « Miniaturiste » apparu en français aux Edition Gallimard en 2017.

L’action se passe à Amsterdam en 1686, jeune fille Nella est marié par sa mère a un riche commerçant Johannes Brandt. Elle quitte son village natal pour une ville qu’elle ne connaît pas et qui l’effraye. Miniaturiste est un conte pour les adultes, une histoire qui raconte bien les mœurs du Moyen Age, les coutumes, la suprématie de l’Église, la terreur des représailles.

En 2018 Jessi Burton écrit un autre conte, cette fois si pour les enfants; Douze princesses rebelle.

Donc, je suis dans l’histoire corp et âme, un gorgé de café, un pouffe de fumé, quand quelqu’un frappe à la porte.

Pour arriver à cogner à ma porte, on monte trois étages d’escaliers en colimaçon, étroites et mal éclairés. Je m’approche de la lourde porte en bois et je demande timidement :

-         Qui est là?

Aucune réponse.

L’avantage d’une vieille porte est le gros judas (œil magique) teinté en noir qui nous permet un bon vison caché en arrière des murs.

Je regarde. Rien. Ou il est trop petit ou il est parti. J’ouvre la porte. Par terre un enveloppe orange grand format scellé. Je ne regarde pas en bas des escaliers, je ne lui crie pas après, je rentre chez moi je veux profiter du mystère qui m’est offert. S’il y a un. 😊

Les questions se busculent dans ma tête. Pourquoi j’ai l’impression que les réponses ne vont pas arriver bientôt?

À l’intérieur, un manuscrit, un vrais, écrit à la main avec un stylo plume à l’encre bleue royal. À l’ancienne.

J’oublier vous dire, pour gagner ma vie, je lis. Je suis l’assistante d’une animatrice télé, Mademoiselle K (K de Kimberly). Entre plusieurs tâches plus au moins intéressantes, la plus merveilleuse est la lecture. Je lis les livres pour lesquelles ont doit faire de la publicité, livres qui arrivent au bureau de ma patronne par courrier ou rarement en personne. J’ai fait des résumées, de petites critiques pour qu’en fin d’émission de samedi soir K présentera un discours docte sur chacune d’elles.

Chaque semaine, vendredi, comme aujourd’hui, j’ai une rencontre à quatre : K, son secrétaire particulier Nico et Isabelle la recherchiste. Ont fait le point pour l’émission du lendemain.

L’avantage de ce Job est que je peux lire quand je veux, ou je veux, chez moi, dans un parc, au resto ou au bord du fleuve St-Laurent.

Fini la grosse parenthèse.

Donc, le manuscrit; il a environ 500 pages écrite à la main sur papier vélin, blanc cassé, une calligraphie impeccable, on dirait écrit par un artiste.

Il faut que je parte au bureau. Impossible de commencer à lire même si ma curiosité este monstrueuse. Je tourne un peu les pages … des mots simples comme maison, soleil, arbres côtoie des mot complexe …  Des indices de son auteur?

Aucun. Sur l’enveloppe rien, même pas une sale empreint de doigt. À l’intérieure un titre « Fiction » pas d’auteur sur la première page ni sur la dernière. Intrigant, mais palpitant. 😊 

Enfin ça se passe quelque chose dans ma vie.

Je prends le manuscrit et je le cache dans mon coffre-fort improvisé 😊 Quelques dalles de bois enlever sur le planché, laisse découvrir un trou rempli de mes trésors : un stylo plume qui a appartenu à mon père, la première édition d’un roman d’Agatha Christie, quelques bijoux et là, le manuscrit. Celui-là doit attendre mon retour pour déployer sa calligraphie en face de mes yeux, les questions qui vient avec son apparition aussi. Je dois partir au bureau.

Je prends ma douche plus froide que tiède, j’attache mes longs cheveux bouclés dans un chignon fou et rebelle. Robe et bottines dans les pieds. Un autre café dans une tasse thermos, le paquet de cigarettes, agenda, portefeuille, le livres que j’ai lus cette semaine et que je dois retourner (propriété de K), tous fourré dans mon sac rouge. La bicyclette sur le dos je descends mes escaliers en colimaçons.

Dehors aucun signe de l’inconnu. Je me demande qui lui a ouvert la porte principale? Elle est verrouillée avec un système sophistiqué contrôlé électroniquement. Si le resto d’à côté été ouvert je pourrais demander Marc, le valet, si n’a pas aperçu l’inconnu. Chic le resto voisin. Service impeccable, bouffe sublime, mais pas de table pour les deux prochaines années. Sauf, … si … tu connais quelqu’un comme ma patronne.

Je cours à travers le centre-ville.

Pendant que je pédale je me demande s’il faut parler à K du manuscrit. Trop tôt! Je n’ai pas des informations, je le pas lus … puis après c’est qui l’auteur?

J’arrive. Le bureau est inondé d’une belle lumière blanche, l’élégance et le style de la décoration est typique à K. Du bon goût.

Isabelle est déjà arrivée. Plus âgé que moi, femme mûre, blonde, froide comme un Iceberg, marié depuis toujours, deux ado insupportables, Isabelle me regarde avec dédain la plus parte du temps. Elle est en train de ranger la maquette de l’émission. Demain en directe du Centre de Science, K va aborder des sujets peu commodes en compagnie de trois invités hétéroclites.

J’ai encore le temps de fumé une et de boire un peu de café. Mes pensées vols vers le manuscrit évidement. Si l’inconnu voulez donner l’enveloppe à l’ancien propriétaire de ma mansarde? Je ne le connais même pas, sont des avocats qui mon vendu le loft sur le toit. Il faut peut-être commencer à fouiner par ici …

K arrive. Élégante, grande, longiligne, cheveux noir corbeau, lunette noir (encore une nuit perdue) elle nous donne un Bonjour du bout de ses lèvres. On s’assoie.

Nico n’est pas arrivé encore.

Isabelle commence la discussion sur le sujet principal qu’on va aborder dans l’émission. Elle est intriguée par le choix de l’un des invités. Un jeune homme itinérant qui gagne sa vie en chantant dans le métro. La cause : l’anniversaire de ses 18 ans a mis fin à son séjour dans l’orphelinat. Quelle bande d’abrutis a pu créer une loi pareille? À 18 ans jeté dehors sans argents, sans travail, sans métier, sans espoir.

Isabelle ne comprend pas la pertinence. J’été surprise de contraire. K l’ignore, elle sent la puissance du sujet quand les deux autres invités sont les deux candidats à la mairie du Montréal. Oui, on est en pleine campagne électorale. L’émission est en directe, donc très sensible pour tous.

J’ai choisi le livre de quelle K va parler vers la fin : Un chat de rues nommé Bob de James Bowen.

C’est ne pas une nouveauté, mais le sujet rentre fluide à la fin de discussions. Le roman raconte la vie de deux inséparables, le chat Bob et son maître James un jeune anglais installer à Londres.

Je suis fière de la diffusion de demain, un tel sujet n’a pas été aborder jusque-là à la télé.

La journée est longue. Deux petites pauses de cigarettes et une demis heure à midi. Nico arrive entre temps, fatigué et de mauvaise humeur.

À 17 heures on a fini, tout est mis au point, il nous reste a soupé. Chaque vendredi, ensemble tous les quatre, dans le resto du choix de notre patronne, on mange un morceau et on boit un verre. Ce soir menu du monde.

Je prends un verre de vin blanc et un plat d’escargot sauce à l’asperge, pain à l’ail.

Une merveille. En fin la pression descend, même Isabelle sourit deux – trois fois. Mes pensées, comme toute la journée, vont vers le manuscrit. On se sépare vers 20 heures, je sotte sur la bicyclette et je pédale en volant vers chez moi quelques rues plus loin.

Arrivé, je me verse un autre verre de vin et je me prépare pour une nuit blanche. Le manuscrit est là entre mes mains, je suis fasciné par ses mots, par la dimension constante et magnifique de ses lettres.

Samedi, Jour 2, partie 1

La nuit a été longue. J’ai lu le manuscrit sur la terrasse entre mes pots de fleurs et fines herbes.

Le premier mot qui me vient dans la tête pour le décrire est : sublime. Son style est puisant, drôle, sensible en même temps. Je ne sais pas pourquoi je sens que c’est l’écriture d’une femme. Il a l’aire d’une autobiographie qui se passe dans les année ’90. Il y a une hésitation concernant un secret, dévoilé ou pas … elle est en dilemme. Je suis bouleversé, j’avais peur d’être déçu. Maintenant, après que je le lu, trouver l’auteur est primordial. J’ai aucun indice sauf une histoire.

C’est midi, dans trois heures je dois être au Centre de Science, l’émission commence à 18 heures.

Un café va me faire du bien. Je fumé toute la nuit, à un moment donné il faut arrêter.

Mener l’enquête me tente.

J’ai un prénom : Charlotte, un nom de petite ville : Kayagamac, l’année 1993 et la description d’une maison en pierre.

À soir après l’émission je rencontre ma meilleure amie Andreea, je vais lui montrer la Fiction. J’espère qu’elle va être partante pour l’aventure.

Pour le moment je dois aller au travail. L’émission va avoir plus d’un million de téléspectateur en plus en direct il y a toujours un imprévu.

J’aime être dans les coulisses, habillé en robe de soir, casque à l’oreille, papiers dans les mains. Au cas où K oublie la critique ou les éloges ou même le nom de l’auteur (elle ne lit jamais) il faut lui parler à l’oreille. L’atmosphère est toujours festive.

18h

Le plateau. Le décor est simple, bois par terre d’une couleur foncé, fauteuils de cuir bordeaux, des immenses pots de fleurs, quelques orchidées, réflecteurs à lumière blanche.

K arrive en limousine, les cameras suivent ses moindres gestes, elle sourit et se déplace avec nonchalance vers le milieu du plateau, s’assit sur le fauteuil et l’émission commence. Les invités sont déjà là, maquillés, attends avec trac leurs rentrés. K les présents un à la fois, les applaudissements sont timides, mais amplifiés par le technicien du son ni vu ni connu 😊, elle pose la première question au jeune homme:

-         Tu peux nous raconter un peu ta vie? (elle est devenu super sérieuse)

-         Je m’appelle Jonas, je ne sais pas où je suis né et j’ai passé me derniers 18 ans dans l’orphelinat. Je suis dans la rue depuis deux ans. Je gagne ma vie en chantant dans le Métro.

Les deux candidats à la mairie on les faces blanches, ils transpirent, le sujet d’itinérance à Montréal est vieux comme la ville, mais face à face avec un jeune concerné est difficile de lui répondre, de promettre quoi que ce soit en sachant qu’ils ne vont rien faire. K continue.

-         Pourquoi tu es dans la rue?

-         Après mes 18 ans, le lendemain de mon anniversaire j’été mis dehors, ils m’ont dit que je suis majeur et que je ne peux pas rester là. Je n’été pas du tout préparer à ça. J’ai eu tout à coup peur, j’avais un sac avec quelque vêtements, 100 $ qu’une de professeurs m’a donné et c’est tout. Je suis partie. Sur les rues de Montréal au centre-ville le festival de jazz avait commencé. J’ai vu des jeunes chantant sur le trottoir, les gens passé et jeté des monnaies dans la caisse de leurs guitares. Là, j’ai eu l’idée de chanter sur la rue. Je commencer à leurs parler, on a passé la nuit ensemble, ont été huit, on a raconté nos vies.

-         Comment tu as eu ta guitare?

-         Longue histoire 😊 … une soirée on chantait dans le Métro Pie IX. Une madame s’approche de nous, met dix dollars dans la caisse et me demande si j’ai besoin d’une guitare. J’ai dit, oui. Elle est partie sans un mot et je me demander pourquoi elle m’a posé cette question. Quinze minutes plus tard est revenu et m’a donné ça. Une guitare classique Yamaha. J’été gêner de la prendre, mais la madame a insisté, c’été la guitare de son fis mort dans un accident de voiture. Elle été contente de me la donner, j’ai beaucoup remercié, j’étais heureux, pour moi c’est trop un tel cadeau. Je n’avais pas beaucoup des mots pour m’exprimer. (Il a des larmes aux yeux)

Je ne sais pas si cette madame se rendait compte du bien qu’elle m’ait fait, c’est comme elle m’a donné du travail. Après ça j’ai commencé à chanter seul sur les rues au centre-ville en été et au Métro en hiver.

-         Jonas, j’aimerais qu’on revienne à l’orphelinat, à ta vie à l’intérieur de cette institution. Décris-nous, avec tes mots, la relation avec les intervenants, professeurs, gardiens, cuisiniers …

-         Si je dis la vérité, je vais être en danger.

-         Non, je te promets, rien de mal ne va pas t’arriver.

-         Comment vous pourrais me promettre quand j’ai vis dans la rue, la police m’attrapera tout suite que je quitterai cette émission.

-         Je te promets Jonas, et moi quand je promets quelque chose je tiens ma parole. En plus ce soir tu deviens très connu, tu passes à la télé, c’est un pouvoir ça.

-         Ok, … là où je suis resté mes premiers 18 ans été une prison, c’été la loi du plus fort. Ont été surveiller en permanence, aucune intimité, on devrait garder la porte de la chambre grande ouvert. Il y avait beaucoup des intervenants, ils venaient, il partait, personne à aimer. Quand j’été enfant c’été dur de ne pas se coller à un être humain, j’ai commencé à cacher mes émotions, j’ai caché tout qu’est-ce que j’ai pouvais cacher. On devrait tous rentrer dans un moule. On ne devrait pas avoir de la personnalité ou du caractère, plus j’été plat plus je n’avais de problèmes, t’est jamais toi-même. On vivait reclus de la société. Ils nous donner beaucoup de antidépresseurs pour calmer les plus tristes, presque tout le monde avait un mal de vivre, à un moment de nos vies là-bas tous on a pris des médicaments. J’ai vu chaque année un-deux suicides. C’est de la souffrance sur souffrance. À chaque instant il nous répété qu’il n’y avait pas d’argent pour nous acheter de vêtements, ou de nous amener au cinéma, ou simplement de nous acheter des gâteux.

Puis après tu t’approches de 18 ans, tu comptes les nuits, tu as hâte de sortir, plus tu t’approches plus la peur t’envahie, plus tu ne sais pas quoi faire. Il n’y a personne pour t’aider. Personne. L’anniversaire arrive, le lendemain j’été dehors laissé à moi-même.

K avec des larmes aux yeux et la voix comme un couteau, demande :

-         Monsieur le maire J vous avait écouter et j’espère comprit la situation des jeunes qui vivent dans ce genre d’établissement. Pourriez-vous nous dire quelles sont vos actions pour aider les jeunes comme Jonas?

-         …

Une pause géante. Un silence sur le plateau, qu’on attendait le battement des ailes d’une mouche. Dans ce genre de situation K devrait sortir l’invité de l’embarras demander d’aller au moment publicitaire, quelque chose ... Mais elle n’a rien fait, rien, elle jubilait.

-         Monsieur le maire R, pourriez-vous nous répondre s’il vous plaît?

-         …

Aucun mot, l’embarras total, il a essayé avec un … je vais m’informer, je ne connaissais pas le problème … des mots, toujours de mots vides.

Plus rusé en politique le futur maire J lui, a réussi de faire un mea-culpa. Il a promis d’aide matérielle et spécialistes.

J’été tellement absorbé par le déroulement que je ne pas remarquer comme à l’entour de moi les cellulaires vibrés à l’unisson dans un danse effréné. Le sujet est devenu le numéro un de la campagne électorale. Des journalistes appeler, des reporters, même des avocats. La situation été délicate, K les a piégés.

Les recommandations littéraires ont été bref.

-         Jonas, je suis consciente que tu t’attendais à des actions plus tangibles de nos maires, ça ne pas été possible ce soir, mais je suis certaine que pour le futur ils vont se préparer mieux, et j’espère qu’ils vont répondre avec des actions concrètes. Pour clôture l’émission s’il te plaît tu veux nous chanter?

-         Oui. (un sourire triste se lisait sur sa face)

Premiers accords de guitare et les deux candidats ont quitter sans un mot le plateau. L’émission n’été pas fini. Ensorcelée par qu’est-ce que se passer, je n’avais pas remarqué qu’une masse de spectateurs se formé autour de nous.

Un tumulte d’applaudissements a jailli à la fin de la première chanson. La soirée a continué de même façon, Jonas a donné un beau spectacle jusqu’à la fin.

Les réflecteurs s’éteignent, K épuisé souhait à tout le monde une bonne nuit et presque en courant s’engouffre dans la limousine. Je parle avec Jonas un moment il est très demandé ce soir. Tous veulent lui serrer la main, lui parler, la félicité, le questionner. Je reconnu même quelques journalistes dans le groupe.  Une casquette passé de main en main pour ramasser d’argents.

20.20h

Je prends mes affaires et je me dirige vers le loft d’Andreea. Elle habite dans un nouveau gratte-ciel de lofts, avec la vue sur le fleuve St-Laurent, pas loin de moi et du Centre de Science. Elle n’a pas aménagé depuis longtemps. Le loft est grand avec des fenêtres immenses sur une côté qui donnent sur le vieux port de Montréal. J’ai hâte de discuter sur le manuscrit.   

Samedi, Jour 2, partie 2

Andreea m’attend avec impatience. On va manger dans un resto sympa où le homard n’est pas hors de prix.

On finit la soirée dans « Whisky bar » ou on va avoir toute la liberté de discuter.

Le homard a été merveilleusement bon. Le trajet du resto au bar on la fait à pied. La nuit est douce, le ciel étoilé, le fleuve calme comme un lac. Chez « Whisky bar » l’atmosphère est feutré, le Jazz complète l’ambiance.

On s’assoit dans un coin sur de tabourets en feutre vert. On command deux whisky de Nova Scotia et je commence à résumé le manuscrit. Andreea comme moi a hâte d’enquêter. Photographe documentariste mon amie est habituer avec l’enquête, c’est son domaine. On n’a pas trop des éléments pour commencer. Pour certain paragraphe je fais de copies qu’on étudie ensemble.

Le manuscrit

Fiction (de bribes copié - extraits)

«  … un regard furtif. Ses yeux verts. Sa main sur un verre de bourbon ambré. Il regardé elle. Elle plus belle que moi. Elle toujours souriante. Elle qui avait le mot juste dans toutes les circonstances. Elle s’appeler Charlotte et été ma grande sœur.

Le jour quand elle a disparu le soleil sortait pour la première fois de la couche épais de nuages hivernales. Le printemps arrivait à petits pas.

Dans notre village ou tout le monde se connaît, personne n’a pas pensé qu’il y a une chose bizarre dans le fait que Charlotte n’est plus.

Les yeux verts, lui, jurait qu’il ne savait rien. Je ne le pas crus. J’ai dénoncé sa disparition à la police, mais comme elle avait déjà vingt ans, son départ précipité n’a pas été pris en considération. Les jeunes partaient vers la grande ville si souvent qu’ils l’on ignorée.

Moi non.

J’ai le chercher des années, avec aucun succès. Jusqu’à un matin.

J’ai fini à épouser les yeux verts, mais l’ombre de Charlotte plané sur notre relation. Il m’a épousé pour être proche de son souvenir, il m’a épousé pour être proche de la faiseuse de trouble qui la cherche toujours? Je ne sais plus. Je suis certaine qu’il ne ma jamais aimer. Il est mort cinq ans après notre mariage dans un stupide accident d’auto. On n’a pas eu des enfants.

Ma vie a commencé après cet accident. J’ai mis une croix sur le passé et je suis partie à Québec ou j’ai fini mes études en médecine.

Notre maison en pierre j’ai le vendu.

Ont suivi des années de jeunesse libre ‘’ peace & love’’ … »

« … arrivé à Québec j’ai commencé a avoir une horrible habitude. Chaque fille avec la même couleur de cheveu, la même allure, je les suivais, je l’épiais, chercher Charlotte été une façon de vivre. En vain … »

« … un matin pendant mon internat à l’hôpital Central, je suis rentré dans le système, j’ai cherché son nom dans tous les départements. J’ai eu un vide dans l’estomac quand j’ai vu son nom. Tous à changer à ce moment dans ma tête. Je ne voulais plus la voir, je ne voulais plus attendre son nom. Elle m’a exclue de sa vie, de son passé, de son futur. »

« Plusieurs années après mon départ du village je me suis retourné pour voir une amie. Notre ancienne maison été en ruine. Des roses poussés dans le salon et un petit arbre en cuisine.

Odette a manqué ne pas me reconnaître. Des années des emails ou messages texte ont passé, le temps …

On a parlé de Charlotte. C’été inévitable. Elle aussi trouve sa disparition louche … »

« Odette se rappelle d’une soirée. Elle a vu les yeux verts avec Charlotte se déplaçant vers la forêt. Il été tard et très chaude. Ils se tenait par la main.

J’été un peu bouleversé, pourquoi Charlotte ne m’a rien dit de leur relation? Pourquoi dans notre soirée au bar ils faisaient semblant?

Et moi j’ai le marié après, quelle conne! »

« J’ai ne pas demandé Odette pourquoi elle n’a rien dit en 1993 quand j’ai questionné tout le village? »

« … notre village, Kayagamac, situer entre deux montagnes, au bord d’un lac bleu et un marécage sauvage est l’un de plus petite habitation de la région. Petite déjà ont flotter avec les kayaks sur les canaux silencieux border de buisons touffus, des roseaux et quenouilles. Le calme de l’eau nous rendait muets. Ont été à l’afflux de chaque bruit, on s’émerveillé de chaque Grand Heron qui voltiger au-dessus de nos têtes. »

Moi – Donc, quels éléments on a? Le village Kayagamac situer au bord d’un lac, deux nom Charlotte et Odette, une année 1993. Celui-là qui raconte a fini la médecine au Québec. Une maison en ruine donc facile à repérer.

Andreea – Et si l’histoire est juste une fiction?

Moi - Si est juste une « Fiction » pourquoi il se donner la peine de me donner le manuscrit, dans quel but si non pour trouver l’auteur ou un de personnage de l’histoire. Pour le moment je veux un peu enquêter. Depuis combien de temps tu n’as pas pris des vacances?

Andreea – Hmmm, 😊 il y a longtemps.

Moi – Donc une petite sorti entre deux montagnes et au bord d’un lac va te faire bien. Le weekend prochain on y va.

Andreea – Ok vas pour l’aventure.

Moi – J’ai googlé le village, Kayagamac n’existe pas. Il y a seulement un lac avec ce nom. Donc un petit point pour commencer. Demain je vais voir s’il y a un motel dans les parages. De tout façon, on va se parler la semaine prochaine pour me dire les jours que tu peux te libérer.

Andreea – Très bien.

 

On a fini la soirée en face de la télé, un film sur Netflix et un bol de popcorn.

 

Va suivre … à bientôt … 

Dimanche. Jour 3.

« Mais ce dont je suis sûr, c’est que nous sommes des poissons, qui glissons vers un rêve. » 

Nathalie Kuperman  

 

Dimanche jour tranquille. Grace matinée et jour relax. Je fais un café et un petit-déjeuner classique et je sors sur la terrasse.

Ma mansarde se prolonge sur le toit avec une grande terrasse que j’adore. Remplit de fleurs et pots de fines herbes, ma terrasse est mon coin bonheur en été. C’est ici sur une banquette douillette et un abri de bois et lierre que je lis, je prends un verre ou je fume. C’est ici que je reçoi mes amis pendant la canicule montréalaise.

J’ai commencé de bonheur mon activité préféré et mon job, je lis. Pour l’émission de la semaine prochaine j’ai trois livres à finir et à résumer.

Nelly Alard – La vie que tu t’étais imaginée

René Frégni – Dernier arrêt avant l’automne

Nathalie Kuperman – On était des poissons

J’aimerai vous parler plus mais le travail m’attend et me presse. Un chose bizarre, ce matin en regardant per mon hublot j’ai vu Jonas en bas de chez nous en grand discussion avec Marc. Il se connait ce deux la ? Marc le valet du resto est depuis un certain temps embaucher mais je ne le jamais vu parler à Jonas. Ou j’ai ne pas fait attention parce que je ne connaissais pas Jonas avant de l’émission?

Je vous souhaite une très belle semaine.

Lundi. Jour 4

Je suis restée tard hier soir. Avec cette canicule je m’endors souvent sur la terrasse. Je me suis réveillée vers sept heures du matin dans une bataille roucoulante et froufroutante. Mes amis les pigeons sont arrivés. Son beaux mais affrontés. Ils ne tiennent pas compte de rien, ils ont rentré même dans la maison, curieux de tester ma nouvelle couette doudou. Peur de moi? Jamais! Ils font comme je n’existe pas.

Après ce réveil fortuit, je prends ma douche et je mer verse un café au lait.

Andreea doit m’appeler aujourd’hui on doit décider sur le petit voyage de dimanche prochaine. Elle est à New York cette semaine en shooting pour un documentaire sur Soho.

Vers dix heurs je suis passé chez Simons et je me suis acheter une jolie robe d’été bleu. Magasiner ce n’est pas mon hobby préférer, mais de temps en temps je deviens quand même une fille 😊

Vers 14 heures le cellulaire sonne.

-         Hello! Ça va?

-         Salut! Ça va, je suis aller faire un tout petit shoping 😊 j’ai diner et là je suis à fond dans mon activité préféré, toi?

-         Fatiguer. Je suis en shooting depuis trois heures du matin. Je vois double et mes pieds vont me lâcher.

-         J’ai trouvé une belle robe chez Simons.

-         Hier je suis allé mois aussi chez Macy’s et j’ai dévalisé mon compte 😊

-         Qu’est-ce qu’on fait pour notre enquête?

-         Je peux prendre une mini vacances à mon retour du States, deux jours, dimanche et lundi.

-         Parfait. Je vais chercher une chambre à louer dans le village le plus proche de ce lac.

-         OK tiens moi au courant. Il faut que je me retourne bossé, j’espère que bientôt je vais finir ma journée.

-         By, by

-         By

 

On google chaque fois qu’on a besoin de quelque chose 😊 je me demande comment on faisait avant? Je me rappel ma mère, pour m’amener à la montagne elle a acheté un livre avec tous les chemins de randonnés répertoriés au Québec. Après de beaucoup pour et contre elle a choisie St-Comme - La choute à boules qui est devenue notre place de prédilection quand ont voulaient s’évader de la ville.

En fin, on s’éloigne de notre sujet. J’ai trouvé un condo à louer à $150.00 la nuit directement au centre du village. J’ai le louer pour une nuit, deux chambres, un salon, Wi-Fi, petit déj compris.

Le village canadien du nord est sauvage, l’orignal et la mouche noir 😊 Entouré de forêts et lac, la nature est encore vierge et sauvage. On aime faire de kayak, de canoé qu’on appelle simplement bateau ou chaloupe a moteur. Il y a un kayak en particulier que j’aime beaucoup c’est le kayak de lac. Je l’impression qu’il est plus sûr que le kayak de mer dans le quel une fois t’a mis le pied tu risques la noyade 😊 ou moi je risque la noyade. Jamais j’été capable d’apprendre le mouvement dans l’eau pour revenir en surface saint et sauve.

A soir je vais sortir en ville avec des amis, manger un morceau a notre pub préféré. Un pub irlandais sur la rue Peel. Le patron Rayann fait de sandwich merveilleux et sa bière est aussi bonne en flute qu’en bouteille.

Puis après Netflix et fraises. Vous avez vu « Les voyageurs du temps »? Non? C’est le temps de de le voir … magnifique !!! 

Mardi. Jour 5.

« Il n’existe pas un son, pas une musique qui dépasse en beauté ce clapotis des vagues de la plage …»

Nathalie Kuperman

 

Je vous parle un peu du roman de Nathalie Kuperman, « On était des poisson » une merveilleuse découverte. J’ai l’adoré.

L’action se passe à la mer sur la Côte d’Azur à St-Clair. La chaleur, le soleil, la mer, les vagues, resto et bar, atmosphère de vacances qui cache entre les mots une tragédie.

« On était de poissons » est un roman sur la relation mère – fille. Une mère (Alice) un peu bizarre, peut-être bipolaire, parfois excessivement aimante, parfois presque sadique et incompréhensible. Coinçait par la vie, par les événements, ses excès, son étrangeté font d’elle un être vulnérable, un enfant adulte. Cette être fragile doit prendre soin d’elle-même et de sa jeune fille Agatha (la narratrice) et elle n’arrive pas. Elle essaye, mais tout la dépasse.

Agatha a 11 ans, elle est follement amoureuse de sa mère. Révolté, rebelle, intelligente Agatha essaye de tout ses forces de protéger, aider et se faire aimer par cette mère enfant.

Le vrai caractère de sa mère, la particularité des ses actions, ses paroles, ses agissements, Agatha les comprend plusieurs années après, grâce aux souvenirs que cette vacance au bord de l’eau lui on fournit.

Passé pas à côté de ce roman il est magnifique.

Tout le temps ce matin pendant que je faisais ma marche, mes pensés sur le manuscrit devenait obsessive encore … J’ai beaucoup de job présentement et se ne pas le moment opportun pour rêvasser. J’ai feuilleté quand-même de nouveau les pages du manuscrit et j’ai trouvé une phrase qui m’a échappé ou quelle ne me disais rien au moment quand je la vue pour la première fois. Maintenant je la trouve intéressante.

« Après que je l’ai trouvé dans la base de données de l’hôpital, je suis allé à Montréal pour voir des mes propre yeux … c’est là que j’écris cette longue lettre … »

Qu’est-ce que je ne comprends pas, sont ses cachotteries, elle ne raconte pas tout, c’est comme in manque des chapitres entiers pour que l’histoire soit cohérente. J’espère un indice dimanche prochain, pour avoir de quoi s’accrocher.

Il y a un mois on a fait une journée de promenade entre les amis. On a loué un gros van à sept places et on a prit le chemin de la campagne. Le soleil brillé, la forêt une poésie, la route déserte on se croyait dans une de mes histoires.

Dans un charmant petit village pas loin de la douane on a tombé sur un marché d’art. Il y avait un amas cosmopolite d’artistes, sculpteurs, peintres, céramistes, tapissiers, verriers. Il y avait pour tous le goût et tous les poches.

J’ai trouvé une personne qui vendait des tableaux vintages. Pour une somme modique j’ai acquis une petit tableau huile sur bois signer Stevens. Le cadre est avec une Marie-Louise couleur or craquée typiquement année ’30. Il représente un second de vie sur une rouelle à Amsterdam.

Je ne connais pas ce peintre et Google non plus 😊

Si le temps me permet je vais essayer de trouver le peintre de ce petit tableau.

On a mangé bien ce jour-là dans une trattoria, pain à l’ail, légumes grillés, purée d’aubergine, salade de tomate et concombre et j’ai bu un bon verre de vin blanc.