Fiction

Les jours passés

Andreea m’attend avec impatience. On va manger dans un resto sympa où le homard n’est pas hors de prix. 

On finit la soirée dans « Whisky bar » ou on va avoir toute la liberté de discuter.

Le homard a été merveilleusement bon. Le trajet du resto au bar on la fait à pied. La nuit est douce, le ciel étoilé, le fleuve calme comme un lac. Chez « Whisky bar » l’atmosphère est feutré, le Jazz complète l’ambiance.

On s’assoit dans un coin sur de tabourets en feutre vert. On command deux whisky de Nova Scotia et je commence à résumé le manuscrit. Andreea comme moi a hâte d’enquêter. Photographe documentariste mon amie est habituer avec l’enquête, c’est son domaine. On n’a pas trop des éléments pour commencer. Pour certain paragraphe je fais de copies qu’on étudie ensemble.

Le manuscrit

Fiction (de bribes copié - extraits)

«  … un regard furtif. Ses yeux verts. Sa main sur un verre de bourbon ambré. Il regardé elle. Elle plus belle que moi. Elle toujours souriante. Elle qui avait le mot juste dans toutes les circonstances. Elle s’appeler Charlotte et été ma grande sœur.

Le jour quand elle a disparu le soleil sortait pour la première fois de la couche épais de nuages hivernales. Le printemps arrivait à petits pas.

Dans notre village ou tout le monde se connaît, personne n’a pas pensé qu’il y a une chose bizarre dans le fait que Charlotte n’est plus.

Les yeux verts, lui, jurait qu’il ne savait rien. Je ne le pas crus. J’ai dénoncé sa disparition à la police, mais comme elle avait déjà vingt ans, son départ précipité n’a pas été pris en considération. Les jeunes partaient vers la grande ville si souvent qu’ils l’on ignorée.

Moi non.

J’ai le chercher des années, avec aucun succès. Jusqu’à un matin.

J’ai fini à épouser les yeux verts, mais l’ombre de Charlotte plané sur notre relation. Il m’a épousé pour être proche de son souvenir, il m’a épousé pour être proche de la faiseuse de trouble qui la cherche toujours? Je ne sais plus. Je suis certaine qu’il ne ma jamais aimer. Il est mort cinq ans après notre mariage dans un stupide accident d’auto. On n’a pas eu des enfants.

Ma vie a commencé après cet accident. J’ai mis une croix sur le passé et je suis partie à Québec ou j’ai fini mes études en médecine.

Notre maison en pierre j’ai le vendu.

Ont suivi des années de jeunesse libre ‘’ peace & love’’ … »

« … arrivé à Québec j’ai commencé a avoir une horrible habitude. Chaque fille avec la même couleur de cheveu, la même allure, je les suivais, je l’épiais, chercher Charlotte été une façon de vivre. En vain … »

« … un matin pendant mon internat à l’hôpital Central, je suis rentré dans le système, j’ai cherché son nom dans tous les départements. J’ai eu un vide dans l’estomac quand j’ai vu son nom. Tous à changer à ce moment dans ma tête. Je ne voulais plus la voir, je ne voulais plus attendre son nom. Elle m’a exclue de sa vie, de son passé, de son futur. »

« Plusieurs années après mon départ du village je me suis retourné pour voir une amie. Notre ancienne maison été en ruine. Des roses poussés dans le salon et un petit arbre en cuisine. 

Odette a manqué ne pas me reconnaître. Des années des emails ou messages texte ont passé, le temps …

On a parlé de Charlotte. C’été inévitable. Elle aussi trouve sa disparition louche … »

« Odette se rappelle d’une soirée. Elle a vu les yeux verts avec Charlotte se déplaçant vers la forêt. Il été tard et très chaude. Ils se tenait par la main.

J’été un peu bouleversé, pourquoi Charlotte ne m’a rien dit de leur relation? Pourquoi dans notre soirée au bar ils faisaient semblant?

Et moi j’ai le marié après, quelle conne! »

« J’ai ne pas demandé Odette pourquoi elle n’a rien dit en 1993 quand j’ai questionné tout le village? »

« … notre village, Kayagamac, situer entre deux montagnes, au bord d’un lac bleu et un marécage sauvage est l’un de plus petite habitation de la région. Petite déjà ont flotter avec les kayaks sur les canaux silencieux border de buisons touffus, des roseaux et quenouilles. Le calme de l’eau nous rendait muets. Ont été à l’afflux de chaque bruit, on s’émerveillé de chaque Grand Heron qui voltiger au-dessus de nos têtes. »

Moi – Donc, quels éléments on a? Le village Kayagamac situer au bord d’un lac, deux nom Charlotte et Odette, une année 1993. Celui-là qui raconte a fini la médecine au Québec. Une maison en ruine donc facile à repérer.

Andreea – Et si l’histoire est juste une fiction?

Moi - Si est juste une « Fiction » pourquoi il se donner la peine de me donner le manuscrit, dans quel but si non pour trouver l’auteur ou un de personnage de l’histoire. Pour le moment je veux un peu enquêter. Depuis combien de temps tu n’as pas pris des vacances?

Andreea – Hmmm, 😊 il y a longtemps.

Moi – Donc une petite sorti entre deux montagnes et au bord d’un lac va te faire du bien. Le weekend prochain on y va.

Andreea – Ok vas pour l’aventure.

Moi – J’ai googlé le village, Kayagamac n’existe pas. Il y a seulement un lac avec ce nom. Donc un petit point pour commencer. Demain je vais voir s’il y a un motel dans les parages. De tout façon, on va se parler la semaine prochaine pour me dire les jours que tu peux te libérer.

Andreea – Très bien.

 

On a fini la soirée en face de la télé, un film sur Netflix et un bol de popcorn.

Va suivre … à bientôt …

Samedi, Jour 2, partie 1

La nuit a été longue. J’ai lu le manuscrit sur la terrasse entre mes pots de fleurs et fines herbes.

Le premier mot qui me vient dans la tête pour le décrire est : sublime. Son style est puisant, drôle, sensible en même temps. Je ne sais pas pourquoi je sens que c’est l’écriture d’une femme. Il a l’aire d’une autobiographie qui se passe dans les année ’90. Il y a une hésitation concernant un secret, dévoilé ou pas … elle est en dilemme. Je suis bouleversé, j’avais peur d’être déçu. Maintenant, après que je le lu, trouver l’auteur est primordial. J’ai aucun indice sauf une histoire.

C’est midi, dans trois heures je dois être au Centre de Science, l’émission commence à 18 heures.

Un café va me faire du bien. Je fumé toute la nuit, à un moment donné il faut arrêter.

Mener l’enquête me tente.

J’ai un prénom : Charlotte, un nom de petite ville : Kayagamac, l’année 1993 et la description d’une maison en pierre.

À soir après l’émission je rencontre ma meilleure amie Andreea, je vais lui montrer la Fiction. J’espère qu’elle va être partante pour l’aventure.

Pour le moment je dois aller au travail. L’émission va avoir plus d’un million de téléspectateur en plus en direct il y a toujours un imprévu.

J’aime être dans les coulisses, habillé en robe de soir, casque à l’oreille, papiers dans les mains. Au cas où K oublie la critique ou les éloges ou même le nom de l’auteur (elle ne lit jamais) il faut lui parler à l’oreille. L’atmosphère est toujours festive.

18h

Le plateau. Le décor est simple, bois par terre d’une couleur foncé, fauteuils de cuir bordeaux, des immenses pots de fleurs, quelques orchidées, réflecteurs à lumière blanche.

K arrive en limousine, les cameras suivent ses moindres gestes, elle sourit et se déplace avec nonchalance vers le milieu du plateau, s’assit sur le fauteuil et l’émission commence. Les invités sont déjà là, maquillés, attends avec trac leurs rentrés. K les présents un à la fois, les applaudissements sont timides, mais amplifiés par le technicien du son ni vu ni connu 😊, elle pose la première question au jeune homme:

-         Tu peux nous raconter un peu ta vie? (elle est devenu super sérieuse)

-         Je m’appelle Jonas, je ne sais pas où je suis né et j’ai passé me derniers 18 ans dans l’orphelinat. Je suis dans la rue depuis deux ans. Je gagne ma vie en chantant dans le Métro.

Les deux candidats à la mairie on les faces blanches, ils transpirent, le sujet d’itinérance à Montréal est vieux comme la ville, mais face à face avec un jeune concerné est difficile de lui répondre, de promettre quoi que ce soit en sachant qu’ils ne vont rien faire. K continue.

-         Pourquoi tu es dans la rue?

-         Après mes 18 ans, le lendemain de mon anniversaire j’été mis dehors, ils m’ont dit que je suis majeur et que je ne peux pas rester là. Je n’été pas du tout préparer à ça. J’ai eu tout à coup peur, j’avais un sac avec quelque vêtements, 100 $ qu’une de professeurs m’a donné et c’est tout. Je suis partie. Sur les rues de Montréal au centre-ville le festival de jazz avait commencé. J’ai vu des jeunes chantant sur le trottoir, les gens passé et jeté des monnaies dans la caisse de leurs guitares. Là, j’ai eu l’idée de chanter sur la rue. Je commencer à leurs parler, on a passé la nuit ensemble, ont été huit, on a raconté nos vies.

-         Comment tu as eu ta guitare?

-         Longue histoire 😊 … une soirée on chantait dans le Métro Pie IX. Une madame s’approche de nous, met dix dollars dans la caisse et me demande si j’ai besoin d’une guitare. J’ai dit, oui. Elle est partie sans un mot et je me demander pourquoi elle m’a posé cette question. Quinze minutes plus tard est revenu et m’a donné ça. Une guitare classique Yamaha. J’été gêner de la prendre, mais la madame a insisté, c’été la guitare de son fis mort dans un accident de voiture. Elle été contente de me la donner, j’ai beaucoup remercié, j’étais heureux, pour moi c’est trop un tel cadeau. Je n’avais pas beaucoup des mots pour m’exprimer. (Il a des larmes aux yeux)

Je ne sais pas si cette madame se rendait compte du bien qu’elle m’ait fait, c’est comme elle m’a donné du travail. Après ça j’ai commencé à chanter seul sur les rues au centre-ville en été et au Métro en hiver.

-         Jonas, j’aimerais qu’on revienne à l’orphelinat, à ta vie à l’intérieur de cette institution. Décris-nous, avec tes mots, la relation avec les intervenants, professeurs, gardiens, cuisiniers …

-         Si je dis la vérité, je vais être en danger.

-         Non, je te promets, rien de mal ne va pas t’arriver.

-         Comment vous pourrais me promettre quand j’ai vis dans la rue, la police m’attrapera tout suite que je quitterai cette émission.

-         Je te promets Jonas, et moi quand je promets quelque chose je tiens ma parole. En plus ce soir tu deviens très connu, tu passes à la télé, c’est un pouvoir ça.

-         Ok, … là où je suis resté mes premiers 18 ans été une prison, c’été la loi du plus fort. Ont été surveiller en permanence, aucune intimité, on devrait garder la porte de la chambre grande ouvert. Il y avait beaucoup des intervenants, ils venaient, il partait, personne à aimer. Quand j’été enfant c’été dur de ne pas se coller à un être humain, j’ai commencé à cacher mes émotions, j’ai caché tout qu’est-ce que j’ai pouvais cacher. On devrait tous rentrer dans un moule. On ne devrait pas avoir de la personnalité ou du caractère, plus j’été plat plus je n’avais de problèmes, t’est jamais toi-même. On vivait reclus de la société. Ils nous donner beaucoup de antidépresseurs pour calmer les plus tristes, presque tout le monde avait un mal de vivre, à un moment de nos vies là-bas tous on a pris des médicaments. J’ai vu chaque année un-deux suicides. C’est de la souffrance sur souffrance. À chaque instant il nous répété qu’il n’y avait pas d’argent pour nous acheter de vêtements, ou de nous amener au cinéma, ou simplement de nous acheter des gâteux.

Puis après tu t’approches de 18 ans, tu comptes les nuits, tu as hâte de sortir, plus tu t’approches plus la peur t’envahie, plus tu ne sais pas quoi faire. Il n’y a personne pour t’aider. Personne. L’anniversaire arrive, le lendemain j’été dehors laissé à moi-même.

K avec des larmes aux yeux et la voix comme un couteau, demande :

-         Monsieur le maire J vous avait écouter et j’espère comprit la situation des jeunes qui vivent dans ce genre d’établissement. Pourriez-vous nous dire quelles sont vos actions pour aider les jeunes comme Jonas?

-         …

Une pause géante. Un silence sur le plateau, qu’on attendait le battement des ailes d’une mouche. Dans ce genre de situation K devrait sortir l’invité de l’embarras demander d’aller au moment publicitaire, quelque chose ... Mais elle n’a rien fait, rien, elle jubilait.

-         Monsieur le maire R, pourriez-vous nous répondre s’il vous plaît?

-         …

Aucun mot, l’embarras total, il a essayé avec un … je vais m’informer, je ne connaissais pas le problème … des mots, toujours de mots vides.

Plus rusé en politique le futur maire J lui, a réussi de faire un mea-culpa. Il a promis d’aide matérielle et spécialistes.

J’été tellement absorbé par le déroulement que je ne pas remarquer comme à l’entour de moi les cellulaires vibrés à l’unisson dans un danse effréné. Le sujet est devenu le numéro un de la campagne électorale. Des journalistes appeler, des reporters, même des avocats. La situation été délicate, K les a piégés.

Les recommandations littéraires ont été bref.

-         Jonas, je suis consciente que tu t’attendais à des actions plus tangibles de nos maires, ça ne pas été possible ce soir, mais je suis certaine que pour le futur ils vont se préparer mieux, et j’espère qu’ils vont répondre avec des actions concrètes. Pour clôture l’émission s’il te plaît tu veux nous chanter?

-         Oui. (un sourire triste se lisait sur sa face)

Premiers accords de guitare et les deux candidats ont quitter sans un mot le plateau. L’émission n’été pas fini. Ensorcelée par qu’est-ce que se passer, je n’avais pas remarqué qu’une masse de spectateurs se formé autour de nous.

Un tumulte d’applaudissements a jailli à la fin de la première chanson. La soirée a continué de même façon, Jonas a donné un beau spectacle jusqu’à la fin.

Les réflecteurs s’éteignent, K épuisé souhait à tout le monde une bonne nuit et presque en courant s’engouffre dans la limousine. Je parle avec Jonas un moment il est très demandé ce soir. Tous veulent lui serrer la main, lui parler, la félicité, le questionner. Je reconnu même quelques journalistes dans le groupe.  Une casquette passé de main en main pour ramasser d’argents.

20.20h

Je prends mes affaires et je me dirige vers le loft d’Andreea. Elle habite dans un nouveau gratte-ciel de lofts, avec la vue sur le fleuve St-Laurent, pas loin de moi et du Centre de Science. Elle n’a pas aménagé depuis longtemps. Le loft est grand avec des fenêtres immenses sur une côté qui donnent sur le vieux port de Montréal. J’ai hâte de discuter sur le manuscrit.   

  1. JESSIE BURTON – Les secrets de ma mère
  2. TRUMAN CAPOTE – Petit déjeuné chez Tiffany
  3. PIERRE BERGÉ – Lettre à Yves
  4. MICHÈLE FITOUSSI – Helena Rubinstein
  5. DAVID FOENKINOS – Le mystère Henri Pick
  6. JOEL DICKER – Le livre de Baltimore
  7. ELIZABETH GILBERT – L’empreinte de tout chose
  8. ZELDA FITZGERALD – Accordez-moi cette valse
  9. FRANCIS SCOTTE FITZGERALD – Gatsby le magnifique
  10. Dr. JOYCE REARDON – Le journal intime du Ellen Rimbauer (Ma vie à Rose Red)