30. oct., 2015

Road trip - Nova Scotia 4

Jour 4

 

Le Soleil se réveille tranquillement, moi aussi, MAC est déjà debout, lavé, habillé, fraîche.

En regardant par la fenêtre le port vide (le traversier est parti la veille vers St-John, NB) j’ai remémore le soupé de hier soir. Il y a un détail qui me tracasse. Pour quoi la serveuse (si elle était une) nous a laisser tomber? Après qu’on est rentré dans le resto, j’ai ne le jamais vue tout la soirée* …

Peu importe, on a un autre bout de chemin à faire et il faut que je me grouille. MAC s’impatient, les bagages sont déjà dans l’auto et moi je rêve de rester un peu plus dans le lit, en lisant une seule page au moins des Œuvres de Truman Capot …

On prend la route vers Tiverton petit port de pêcheurs sur Long Island.

Sublime.

La mer est calme et brumeuse. On monte dans un traversier petit comme une coquille de noix. Le silence enveloppe tout, humains, autos, bateaux … la brume qui monte vers les nuages nous donne l’impression d’être ailleurs, dans un autre monde …des bateaux blancs sortent en mer … Quelques minutes sur l’eau et on arrive. Sur la route (217) de terre (très bien entretenue) on travers l’ile vers Freeport. Ici dans un autre petit port un autre traversier vers Brier Island fait son apparition. On ne le prend pas.

La même brume enveloppe le paysage. Entre les nuages laiteux un phare au milieu de l’océan fait son apparition, il est loin sur une minuscule ile perdue. On fait demi-tour et on s’arrête comme plusieurs autres au début du chemin vers « The Balancing Rock ».

(J’ai fait ici une parenthèse. En Nouvelle Ecosse, tous les parcs nationaux sont gratuits, entretenues par des bénévoles et très, très propre. A la sortie on peut faire une donation si on désire. Par contre les parcs fédéraux sont payants.)

On gare l’auto et on prend le chemin vers la roche, à pieds, à travers la forêt. A la fin 235 marches en bois nous séparent de l’océan et de la falaise abrupte.

A droite, touchant une masse rocheuse dans un seul point, la roche – couteau de mer, menhirs saltimbanque depuis de millénaires regarde l’océan et l’infini. Ni la pluie, ni le vent, ni les orages ne l’ont pas bougé, au contraire ils l’ont façonné. La nature lui a créé un centre gravitationnel parfait. On reste regarder la mer et les imposantes falaises.

Le monde vient et partent tout de suite. Ils ne s’arrêt même pas un moment pour admirer la nature époustouflante, unique.

Des bateaux et voiliers passent sur l’océan bleu cristal.

Bien en forme des jeunes et de moins jeunes nous dépassent sur le chemin. On rencontre monsieur Montgomery Burns (si vous vous rappelez la série The Simpson) qui me fait rire aux larmes avec sa ressemblance avec le personnage. Je le dépasse … en fin quelqu’un mois en forme que moi. Une fois sorti de la forêt, la chaleur accablante (30C) se fait ressentir tout de suite. On dépose une petite donation et on monte dans l’auto devenu entre-temps un four. Le chemin continu au bord de l’océan via Yarmouth.

Yarmouth est la dernière grande ville sur la Côte acadienne. L’architecture de maisons bien préservées, style reine Anne, ou néo-gothique, géorgien ou simplement populaire, nous projet des années en arrière (1850-1900).

Trouver cette fois si un hôtel, a été tout une aventure. Il n’y avait pas des chambres libres. Des propriétaires ratoureux essayé de vendre les dernières à des prix astronomique; à part le fait que les grandes majorités n’ont pas de l’aire climatiser. On a trouvé un motel vieux depuis la « conquête du nord » (la patronne aussi), où pour une nuit on a réussi à nous reposer et moi à lire un peu de mon cher Truman Capot.

 *découverte de dernière heure. En discutant avec ma fille de l’attitude de la serveuse, elle m’a dit que c’est ne pas un comportement isolée que a New York c’est une monnaie courante. Et que si je ne la pas vu tout la soirée c’est seulement parce que elle n’été pas une serveuse mais un racoleuse de touristes.