30. nov., 2016

L' intimidation

Depuis quelques années chez nous au Québec, à commencer un mouvement de masse contre cette plaie – l’intimidation à l’école. Des ados qui se suicident, des dépressions sévères, des batailles, d’anorexie, des décrochages, tout pour un poignet de têtes brûlées qui mérite amplement une raclée.

Mais qu’est-ce qu’on fait si l’intimidateur est l’enseignante elle-même ?

L’histoire qui suit est vrais et c’est produit dans une école primaire privée à Montréal.

La fille du Bipolaire (vous vous rappelez mon collègue de bureau) disons Jade, va à l’école à la deuxième année. Parfaitement bilingue, Jade a des excellents résultats scolaires jusqu’à l’arrivée d’une nouvelle enseignante qui va remplacer l’ancienne enceinte. Jade commence à changer. Son caractère joyeux devient morne, renfermée, elle dort beaucoup, malade très souvent, on dirait qu’elle fait de la fièvre sur commande, elle a des tremblements et de frissons et surtout elle ne veut plus aller à l’école. Pour une fille qui n’a jamais manquer un seul jour d’école, c’est un signal d’alarme. Le Bipolaire commence à se poser des questions. Jade refuse de parler. Une solution vite, il amène Jade au psychologue. Personne d’expérience, le psy réussi après trois séances à faire parler Jade. L’histoire n’est peut-être plus horrible. L’enseignante persécute, menace, chantage, certains enfants de la classe. Jade donne de noms.

La cousine de Jade a eu cette enseignante une année auparavant. Le Bipolaire veut savoir comment elle a réussi de ne pas se faire écœurée et demande à sa belle-sœur. Avec une nonchalance désarmante elle réponde : « - Mais tu ne savais pas qu’il faut lui amener des cadeaux ? -A qui ? demande le Bipolaire outré - A l’enseignante. – Quoi ? – Sans cadeaux pas de bonnes notes, pas de gentillesse … elle est comme ça. »

Pour faire une histoire courte, le psy fait un rapport détaillé de tous les cinq enfants maltraités, avec lequel les parents vont amener l’enseignante dans la cour, où suite à un jugement celle-là a perdu a vie sont droit d’enseigner.

Tout est bien quand fini bien, parce que on est à Montréal, au Canada et il a y encore une trace de droiture dans le système juridique. Toutefois comment ma meilleure amie doit régir dans la même situation, pas à Montréal mais à Bucarest en Roumanie ? Là-bas, donner des cadeaux aux enseignantes c’est une habitude qui se fait depuis des générations, sauf qu’il y a certains qui résiste à cette pratique.

Je reviens à mon amie qui logique et mature essaie de parler avec cette prof (qui d’après moi ne mérite pas cette nom) pour mettre fin à l’intimidation de sa fille. En final c’est elle qui se fait menacer (comme sa fille), violentée, accablée d’impolitesses (pour ne pas dire autrement). Rien à faire. La direction le regarde d’en haut … puis mon amie se sente impuissante pour sa fille et évidement enrager par une société qui ne fait rien de s’améliorée. Changer l’enfant de classe pour moi c’était l’idéal et le plus simple mouvement à faire. Sauf que ce n’est pas possible jusqu’à la fin de l’année.

Là où la justice (pas l’institution de la justice, la justice en général), peut rien on doit réagir autrement. Ne jamais se laisser vaincue, se battre et dénoncer, parler autour de nous avec sincérité et essayer par tous les moyens de protéger nos enfants.