2. nov., 2016

Une femme – un âge # 6

J’ai faim

 

L’idée de ce post a germé le jour où ma mère, en vacances chez nous à Montréal, a un malaise sur la rue. Heureusement j’étais avec elle. Elle me rassure avec le ton le plus suave du monde : « C’est ne rien, je pense que j’ai oublié de manger ».

Quoi ?

Comment elle a pu oublier de manger pendant une journée et demie ?

Le sujet est ouvert. C’est comme ça que j’ai appris que ma propre mère n’a pas faim. Elle mange pour se nourrir et ne pas tomber d’inanition. Et ça, pendant tout sa vie, ce n’est pas une situation temporaire du au stresse ou d’autre chose.

J’ai compris maintenant pourquoi elle ne me comprend pas. Moi j’ai faim continuellement*. Cette sensation de perpétuel besoin de manger je le ressens physiquement dans le bas de la gorge, là où se situe le papillon – la tyroïde.

J’ai demandé plusieurs personnes autour de moi pour voir si tous ont un point de faim. Apparemment non, jusqu’à maintenant.

J’ai commencé à étudier le sujet et voilà qu’est-ce que j’ai appris.

Premièrement tous ces troubles alimentaires sont héréditaires. Chez moi ont sautées une génération, j’ai sais en réalité je suis ma grand-mère, avec ses qualités et ses défauts, ses plaisirs et sa faim.

J’ai regardé dans le dictionnaire de l’Office québécoise de la langue française pour certaines définitions qu’on va avoir besoin pour nous comprendre.

Anorexie = c’est la perte ou la diminution marqué de l’appétit, qui se manifeste par une réduction dans la quantité d’aliments ingères.

Anorexie mentale = syndrome psychiatrique observé chez les adolescents, caractérisé par une restriction volontaire et inavouée d’alimentation.

Boulimie = trouble alimentaire caractérisé par des accès incontrôlables de faim, obligeant le sujet a l’ingestion massive d’aliments suivi de comportements compensatoires comme : vomissements provoqués, laxatif, jeûnes, exercices excessifs ou endormissements.

Hyperphagie = est un appétit exagéré résultat de mauvaises habitudes alimentaire, facteurs héréditaires, conséquence de régimes trop restrictifs. Peut-être causée par la dépression.

L’anorexie touche avec prédilection les femmes de 14 à 35 ans, mais on retrouve de troubles alimentaires anorexiques même aux femmes qui dépassent 40 ans ou 50 ans.

On vie en permanence avec le culte de la minceur. C’est difficile à échapper a n’importée quel âge ; être filiforme égale être belle et en santé, chose qui n’est pas toujours vrais.

Obsédé de se pesée chaque jour, mensonges, refus de manger, avec les autres, vomissement, laxatifs avaler par poignés, la douleur physique et morale, la solitude, la peur extrême d’engraisser et surtout une pauvre estime de soi, sont seulement quelques indices pour prouver l’existence d’un trouble alimentaire. L’anorexie et la boulimie sont souvent liées et présentes en même temps.

Les situations qui peuvent générer certains troubles alimentaires sont directement lie à des activités quotidiennes de la vie. Après que la femme accouche, rarement elle ne va pas se sentir grosse. Ça commence le régime, la graisse fond comme la neige au soleil mais ce n’est pas suffisant. De la une longue et lente agonie, une obsession de la nourriture s’installe, la peur de manger et la phobie d’engraisser occupe tous les pensées. Elle fait de longs jeûnes et beaucoup des heures au gym. Plus on prive le corps de la nourriture plus lui il demande et elle craque et avale absolument tout ce qui lui tombe sous la main.

La boulimie et l’hyperphagie touchent de plus en plus les femmes âgées de 40 ans et plus. La pression sociale joue un rôle capital et aussi le perpétuelles mis en garde qu’a l’approche de la pré - ménopause et la ménopause on va vivre un désordre hormonal qui nous donne un surplus de poids. Ça devient une vraie campagne contre l’obésité qui mène certaines femmes vers des régimes draconiens qui donnent souvent de troubles alimentaires.

C’est la boulimie qui est davantage liée à la culture du paraître qui l’anorexie.

Mon amie L a l’approche de la 50-ene a eu un vrai trouble anorexique du a la ménopause. Elle buvait seulement de l’eau, courait sur une bicyclette stationnaire 45 Km par jour et engraissée a vu de l’œil.

Plus on se prive plus on peut déraper en final et craquée pour une boîte de crème glacée. Plus nous encourage à être mince plus on devient boulimiques.

Les troubles alimentaires sont de maladies de dépendance comme la toxicomanie. Elles sont des outils qui « aident » certaines personnes temporairement à gérer les stresse généré par une situation de divorce, accouchement, deuil, congédiement.

Choisir de guérir c’est se mettre en danger parce que c’est un changement, c’est l’inconnu.

En conclusion il faut s’accepter comme on est accepté notre génétique et prendre soin de notre corps ne pas l’amener à l’extrême de ses capacités.

*Dans un futur post je vais vous parler comme j’ai réussi à enlever cette faim continuelle … parce que j’ai vraiment réussi.