25. oct., 2016

Une femme – un âge # 5

On déparle

5

 

Au début je ne comprenais pas ce mot, « déparle » et je me suis rendue compte que parfois ça m’arrive à moi aussi.

C’est quoi déparler ?

Parce que la semaine passée j’ai parlais de la mémoire, aujourd’hui j’abord un sujet connexe le « déparlage » … oups ! Il n’existe pas ce nom …

En vieillissant on a observé que notre mémoire nous obéisse plus, si on commence à chercher nos mots, à avoir de lapsus, si on fait de phrases sans queue ni tête, si on invente de mots, c’est certain qu’on fait partie du vaste gang des femmes qui déparle en vieillissant.

Par contre ce n’est ne pas un processus qui frappe tous les femmes qui s’approchent ou dépassent la ménopause. Souvent d’ordre héréditaire le « déparlage » ne s’améliore pas avec le passage du temps. Dans plusieurs cas, cette folie sémantique est le résultat de la fatigue.

On connaît que la pré - ménopause et la ménopause donnent des insomnies, donc de la fatigue parfois permanente. De quoi déparler le lendemain. Si on parle plusieurs langues c’est plus loufoque, les mots se bousculent dans nos têtes et des phrases bizarres sortent à tout moment.

Dans des moments de grande fatigue ça m’arrive de chercher les mots en roumain (ma langue maternelle) et de dire à ma mère de phrases qu’elle ne comprend certainement pas. Pour moi c’est comme rien n’a pas changé, je ne remarque pas le changement de langage, le cerveau a pris le chemin le plus simple pour lui.

Quand on est super fatiguer, stressé, pressé, surmené, on peut arriver à avoir de lapsus, on cherche nos mots, on inverse les mots puis ça sorte tout croche. Ce « déparlage » est lié à notre banque de mots, notre vocabulaire qui peut être riche ou faible ou à notre vie qu’on a menée.

Avec l’âge avancé on arrive parfois d’avoir de la misère à accéder à ce vocabulaire. On cherche, on cherche plus on cherche plus on devient obsédé par le mot en question, l’expression n’arrive pas puis les lettres et les syllabes se bousculent, alors dehors de notre tête sorte un mot inventé. Si on n’est pas dyslexique on commence à croire que ça nous arriver à être. Notre cerveau, comme le disque dur d’un ordinateur arrive parfois à la saturation et il élimine des informations. Cette fois si de lui-même.

Des remèdes il y a, mais le plus important c’est un bon et réparateur sommeil, ensuite on peut exercer de la même manière comme pour garder une excellente mémoire : lire, faire de mots croisées, sudoku, visité de musées, aller au théâtre.

 

A votre santé !