26. févr., 2016

CHOIX # 53

Le voyage dans le passé

de Stefan Zweig

 

Stefan Zweig est né le 28.nov.1881 à Vienne, des parents juifs. Son père avait un atelier de tissage et sa mère appartenait à une riche famille de banquiers.

Très cultivé et raffiner Zweig parle plusieurs langues, il vit à Vienne (elle-même un gros centre de connaissances et culture de l’Europe), né riche il garde amoureusement le secret sur sa vie.

1904 c’est son debout dans la littérature avec un recueil de nouvelles « L’amour d’Erika Ewald ».

Très apprécier par le publique, son succès est entouré par le mystère. Auteur prolifique, il préfère la nouvelle et le petit roman. Son style est élégant, classique, les métaphores bien placer décrivent une époque fondatrice de la civilisation occidentale dont certains entre nous on la nostalgie. Son œuvre est un miroir de la société.

Grand voyageurs il vit à Paris, en Angleterre, il va en Amérique en Asie. Dans tout ce temps-là il écrit abondamment.

Ses pièces de théâtre sont apparemment maudites. Les acteurs meurent avant que les premières représentations ont lieux. Superstitieux, Zweig renonce à écrire ce genre, il se dédie aux nouvelles et aux biographies, qui vont lui amène le même grand succès et une popularité inespérée.                       

« L’amour résiste-t-il à tout? » se demande Stefan Zweig dans « Le voyage dans le passé » et il répond à sa manière.

Suggérer par un geste ou un regarde, psychologie et tourments intérieurs, des arrière-pensées … tout à fait caractéristique a son génie unique Zweig nous amène dans le monde d’un jeune héros passionnément amoureux d’une femme riche. L’amour impossible prend contour.

La nouvelle « Le voyage dans le passé » est un merveilleux portrait féminin, une affirmation à l’impossibilité de faire revivre le passé.

(Résumé)

« Dans le vieux parc solitaire et glacé

Deux spectres cherchent le passé … »

Verlaine

 

Cette petite œuvre c’est la chirurgie de l’amour platonique, un résumé des sentiments bouleversantes, de gêne, de peurs, des passions brulants, des regards douces.

Au cœur de la nouvelle les vers de Verlaine explique tout.

Il y a des années, pauvre garçon de 23 ans, Louis, fait des efforts surhumains pour avoir son diplôme de chimiste. Recommandé par son professeur, il est embauché par une grande usine à Francfort. Le Conseiller d’usine (le patron) fait de lui sa main droite, son secrétaire particulier. Les sentiments d’humiliation lui montent de tous ses souvenirs; il ne peut pas vivre dans le luxe d’un autre. La liberté est son jardin secret.

La maladie du Conseiller l’oblige à déménager chez lui dans le « luxe insolent » de sa demeure. Là, il fait connaissance avec Elle. Son regard bleu, chaleureux, ses paroles simples, confiantes, sa douceur et sa délicatesse le met mal à l’aise. De premier rencontre il devient attacher à cette maison et sa maîtresse. Elle, comme une fée, réalise tous les désirs qu’il exprime ou non. Sa chambre devienne chaleureuse; image de sa nouvelle personnalité. Sa propre vie devienne la vie dans cette maison, la vie à Elle. Ils mangent ensembles, ils se promènent ensembles, ils discutent ensembles. Louis l’a aimé de premier regard qui a mis sur Elle.

Les mois passent. Après un an d’amour platonique, cachées chacun dans ses pensées, un évènement indésirable pousse Louis à avouer.

Une dimanche, son patron, lui annonce qu’il doit quitter le pays pour administrer des mines au Mexique. Pour Louis la pauvreté s’arrête là. Toute sa vie de pauvre et humble homme prenne fin, un grand avenir se déploie à ses pieds. L’aventure en Amérique. Dans dix jours il s’embarque sur le bateau pour aller à la rencontre de son destin. Les pensées se bousculent dans sa tête. Un surgit. Si, il accepte le travail, il doit quitter pas seulement le pays mais aussi l’amour de sa vie, Elle. Un poignard invisible lui transperça le cœur.

« Il était fou amoureux d’Elle »

La vie sans Elle est inconcevable. Ce travail au Mexique où le pouvoir absolu lui est dédier, peut le sortir de cette condition d’éternel être humilier et pauvre. Mais se séparer d’Elle lui obstrue tout désir de pouvoir et de réussite. C’est seulement Elle qui compte.

Apathique, jeté sur son lit, soufrant le martyr en silence, il se réveille avec Elle a côté de son lit. Elle est venu le cherche pour dîner. Louis annonce son départ imminent. Elle l’embrasse.

Les deux amoureux, passe les derniers dix jour qui les séparent du grand départ, ensembles. Ils s’écrivent de petites lettres d’amour, ils volent des moments clandestins ou le plaisir et l’angoisse se mêlent en permanence.

Louis quitte le pays.

Séparer par un océan les deux s’écrive régulièrement, des lettres passionnelles, romantiques, longues, amoureuses. Le contrat fini après deux ans, Louis heureux qu’il doive se retourner auprès d’Elle n’envisager jamais que l’éclat de la guerre en Europe va le clouer sur place. Il reste au Mexique. A Veracruz il fait la connaissance avec la fille d’un commerçant allemand et il l’épouse. La vie de famille le fait oublier. Oublier les mots d’amour, son regard bleu sa présence.

Cinq ans plus tard, la guerre fini, subitement Louis se rappel d’Elle. Il lui écrit, une longue lettre résumée de sa vie. Elle lui réponde.

Le destin le ramène sur le vieux continent, à Berlin, où il doit négocier un contrat de chimie. Le travail fini il partit à Francfort pour la voir, la sentir, lui demander à le suivre.

Il resta avec elle une journée en conversant comme deux bons amis. Les questions ne tardent pas à apparaître. Toute leur relation se résume seulement à une amitié? Il y a encore la flamme de leur amour après neuf ans? Aucune d’eux n’avait le courage de faire le premier pas.

La tension monte. Les mots doivent être dits. Les souvenir resurgissent à travers le ténébreux temps, comme des fantômes muets, le passé … toujours le passé …