17. août, 2016

Mini laboratoire mobile

On apprend qu’à l’UQAM dans le département d’informatique (prof. Ricardo Izguierdo) avec la collaboration du département de science biologiques (prof. BSc. Biochimie/M.Sc. chimie/Ph.D environnement Philippe Juneau) et le département de chimie (Ph.D Florent Lefèvre) ont créé un mini laboratoire informatiser pour tester la toxicité de l’eau.

Ce petit appareil électronique, grand comme une paume d’une main d’enfant, branché a un ordinateur nous apprend dans quelques minutes si l’eau qu’on désire tester est toxique ou pas (Il ne faut pas confondre potable avec toxique. Une l’eau même si n’est pas toxique ça ne veut pas dire quelle est potable). Facile à manipuler, rapide dans ses tests, portable, il va faciliter énormément le travail dans beaucoup de branches de l’industries ou environnement.

Pour tester l’eau d’un lac ou d’une rivière ou ruisseau, présentement on doit envoyer des enchantions aux laboratoires accréditées et pour un coût entre 500 et 2000 dollars et plusieurs jours d’attente on va avoir notre résultat. Le mini laboratoire mobile d’UQAM dans ce cas a des avantages majeurs. Il est déplaçable donc mobile, il est rapide et on espère moins coûteux.

Actuellement il est au stade de prototype.

Organiser en six chambres de tests pour six concentrations différents de polluants, son fonctionnement est basé sur la mesure de la fluorescence des algues contenue dans l’eau à tester.

Je m’explique.

Les algues sont de cellules très sensible aux polluants chimique comme les métaux, les fongicides, les insecticides, les herbicides etc… Elles se nourrissent par les processus de photosynthèse. Pour qui ne sait pas la photosynthèse est le processus par lequel une cellule transforme à l’aide de l’énergie solaire l’eau et le dioxyde de carbone en matière organique nécessaire a sa croissance, tout en libérant de l’oxygène.

Donc si les algues rentrent en contact avec un de ces polluants énumérer plus haut, la chaîne de transport des électrons dans le processus de photosynthèse est bloquée, les électrons ne sont pas transformés et sont stoker sous forme de fluorescence.

En conclusion, les algues contenue dans l’eau à tester avec notre mini labo, plus sont fluorescente plus l’eau est toxique. C’est ça le principe (décrit pour les non-initiés) qui explique le fonctionnement de cette petite merveille.

La création de ce prototype de mini laboratoire est l’œuvre de plusieurs personnes, professeurs, étudiants, doctorants de plusieurs disciplines de l’Université. Ils ont corroboré des dizaines de recherches dans de domaines différents, recherches qui étudient entre autre l’eau, les algues, la micro-fluidité, la micro-électronique, les polymères (rôle essentielle dans la construction de boîte de l’appareil), les pièces électroniques de performance …etc…

Dans le stade actuel de prototype, le mini labo mobile teste seulement la toxicité de l’eau mais pas sa potabilité. Mais qui sait qu’est-ce que le futur non réserve, ça c’est seulement le début.